Espèces invasives | WWF France


 
	© Cat Holloway / WWF

Espèces invasives

Les espèces invasives, qui ont un impact sur la composition et le fonctionnement des écosystèmes, peuvent menacer la survie d’autres espèces, avec des conséquences sociales et économiques parfois importantes.
Souvent réalisées pour satisfaire des activités de loisir (chasse, pêche), l'arrivée de ces espèces exotiques envahissantes est majoritairement accidentelle.

Parmi les causes on peut citer notamment l'essor des voyages et du tourisme, la modernisation des moyens de transports et l’augmentation des volumes de marchandises échangés dans le monde qui accélèrent le phénomène. Que ce soit à travers le transport de terre, de sable, de plantes ou de semences contaminées, le fret aérien ou les eaux de ballast.

Si la colonisation des espaces et la compétition entre espèces fait partie du fonctionnement de la nature, le phénomène s’est aujourd’hui considérablement accéléré du fait des activités humaines et met en péril la biodiversité des milieux naturels.
 
Toutes ces espèces n’ont pas d’effet notable au sein des écosystèmes où elles s’installent. Cependant, une partie d’entre elles est à l’origine d’impacts majeurs. Les espèces envahissantes représentent ainsi la deuxième cause d'extinction des espèces et de perte de la biodiversité dans les milieux aquatiques dans le monde.

La Méditerranée en particulier, est la mer la plus touchée. Depuis la fin du XIXème siècle, le nombre d’espèces qui y sont introduites double tous les 20 ans.

Avec près de 450 nouvelles espèces observées comme la fameuse Colerpa Taxifolia, cette algue qui tend à couvrir les fonds marins des ports, c’est même une des régions du monde où la part des espèces invasives est la plus élevée comparée aux espèces indigènes.
 
Le territoire français est bien sûr affecté par ces invasions biologiques. Dans différentes collectivités d’outre-mer, l'arrivée massive d’espèces exotiques a conduit à une transformation de la biodiversité qui peut se traduire dans certains groupes par une compétition accrue.
 
La Martinique et la Guadeloupe ont vu ces dernières années leurs faunes indigènes de mammifères (hors chiroptères) remplacées par des espèces exotiques.

A la Réunion, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, les vertébrés terrestres et d’eau douce naturalisés ou en semi-liberté représentent respectivement 60%, 30% et 15% de la faune vertébrée terrestre.
 
Par ailleurs en métropole, 28% des poissons, 25% des amphibiens, 10% des mammifères terrestres, 7% des reptiles et 3% des oiseaux sont des espèces exotiques naturalisées.
 
Avec l’arrivée de l’homme, tous les mammifères terrestres de Polynésie ou des îles australes françaises (îles Kerguelen, îles Amsterdam et Saint-Paul, archipel Crozet) sont des espèces exotiques.

Enfin, la plupart des groupes d’invertébrés (oligochètes, myriapodes, crustacés, nématodes, mollusques, insectes…) comptent aussi des espèces exotiques dans ces milieux.

L'action du WWF

Le WWF participe à la sensibilisation du public sur les menaces que les espèces invasives font peser sur les écosystèmes naturels (en particulier les écosystèmes d’eau douce et dans les territoires d’outre-mer). Il monte des campagnes d’éradications notamment en Nouvelle-Calédonie et fait du lobbying pour accroître le contrôle des espèces invasives aux frontières de notre territoire national.

Comment nous aider ?

devenir-benevole-wwf

signer-pétition